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29.01.2012

Faut-il avoir peur du prêt à taux variable ?

Le prêt à taux variable fait souvent peur, car on a tous à l'esprit l'effet dévastateur du crédit immobilier américain appelé "subprime". Pourtant le taux variable n'a rien de commun avec cette crise financière immobilière foudroyante. En France, la hausse des taux est certes variable mais avec un seuil plancher limite. Il peut être dans certains très intéressant et notamment dans l'investissement locatif.
Principe d'un taux variable
Le principe d'un emprunt immobilier à taux variable ou taux révisable est d'évoluer à la baisse comme à la hausse. L'image négative vient en grande partie de cette fluctuation, inconnue par avance, et pouvant représenter une source de danger pour l'emprunteur.
Ce taux flexible permet pourtant de bénéficier d'un taux plus avantageux qu'un emprunt à taux fixe. Le delta peut varier parfois jusqu'à 2%.
Avantages du prêt à taux révisable :
-taux initial plus faible que pour un prêt à taux fixe
-selon la conjoncture économique, vous pouvez profiter des baisses de taux et donc du montant de vos mensualités
-possibilité de rembourser votre emprunt par anticipation sans payer de pénalité
-possibilité de transformer un taux variable en taux fixe à condition que cette clause soit incluse dans le contrat de prêt.
La clause importante à souligner en rouge est celle du plafonnement de la hausse des taux. Il est essentiel que cette clause soit écrite sur le contrat afin d'éviter une situation catastrophique. Le taux variable Capé par exemple, sujet qui sera traité dans un autre chapitre, est soumis à un plafonnement.
Le risque du prêt à taux variable
Le principal frein est l'incertitude de l'avenir des taux bancaires. Bien qu'il soit plus intéressant au départ, la situation peut s'inverser en cours de prêt. L'augmentation des mensualités peut s'avérer fâcheuse et conséquente sur un budget mensuel.
En conclusion, choisir un prêt à taux révisable peut être un choix judicieux et avantageux au niveau spéculatif. Il est à déconseiller dans le cas de l'acquisition d'une résidence principale, à moins que le crédit soit de courte durée. Il est conseillé dans un investissement locatif, lorsque l'emprunt représente une somme raisonnable et s'étale sur une période de moins de 8 ans.
Source: Alliance Habitat

26.01.2012

Les agences immobilières prépondérantes sur le marché de la transaction immobilière.

Une enquête réalisée par MeilleursAgents.com révèle que plus des deux tiers des transactions immobilières réalisées le sont par l’intermédiaire d’une agence immobilière. Moins de 20 % le sont par des services de mise en relation entre particuliers, précise l’étude.
Les agences immobilières ont encore largement le vent en poupe. 60 % des Français expliquent avoir eu recours à la fois aux agences et aux services de mise en relation de particuliers pour vendre ou acheter. Mais la majorité des transactions (68 %) réalisées sur le territoire ont été conclues, in fine, grâce aux agences, rapporte l’étude sur les pratiques des Français, réalisée avec le concours de l’université Paris Dauphine et l’Ifop. « Les autres canaux (notaires, famille, amis, etc.) n’en représentent que 13 % », précise Sébastien de Lafond, président et fondateur du groupe.
« Les idées reçues » sur le succès du gré-à-gré
De quoi mettre à mal « les idées reçues selon lesquelles la moitié des transactions immobilières est réalisée de gré à gré », estime le dirigeant. Ainsi, 79 % des particuliers passés par un intermédiaire indiquent avoir acheté leur bien grâce à ce dernier, alors que 26 % y sont parvenus via à un réseau de particuliers. Côté vendeurs, 70 % ont finalisé leur transaction en agence, contre 28 % entre particuliers. Seuls 14 % d’irréductibles ne font confiance qu’à la relation directe entre particuliers. A l’inverse, enfin, 34 % déclarent ne jurer que par l’entremise de professionnels.
(LaVieImmo.com).

23.01.2012

Perte du triple A : Un crédit plus cher, mais de combien ?

Les avis divergent sur l'ampleur de la hausse attendue.
S’il ne fait pas de doute que la dégradation de la note de la dette de la France aura des répercussions sur le coût de l’emprunt, les avis divergent quant à l’ampleur et le calendrier de la hausse des taux.
(LaVieImmo.com) - « Un Etat qui emprunte plus cher, cela signifie des banques qui se financent également à des taux plus élevés et donc, par effet domino, des taux proposés aux particuliers également plus élevés ». Maël Bernier, porte-parole du courtier Empruntis.com, résume en quelques mots le mécanisme de hausse des taux d’intérêt immobiliers. « Concrètement, cela signifie que l’Etat Français, qui emprunte aujourd’hui à des taux autour de 3 %, pourrait se voir proposer des taux de 3,50/4,00 % en raison de son déclassement ». Soit une hausse de 50 points de base, qui ne devrait pas tarder à se répercuter dans les taux des crédits accordés par les banques. « D’ici quelques mois, fin juin au maximum », selon elle. Un emprunt sur une durée de vingt ans, assorti aujourd’hui d’un taux de 4,20 % en moyenne, serait donc proposé à 4,70 % d’ici la fin du semestre.
Plus prudent, Meilleurtaux.com, estime pour sa part que la perte du triple A n’aura pas d’« effet immédiat sur le niveau des taux des crédits immobiliers ». Le courtier, concurrent d’Empruntis, fait notamment valoir que les banques ont déjà largement eu le temps d’anticiper la décision de Standard & Poor’s, et ne l’ont pas attendue pour commencer à reconstituer leurs marges. Il constate en outre que l’OAT 10 ans, le taux d’emprunt d’Etat à long terme, est restée quasiment stable depuis l’annonce de la dégradation : de 3,03 % le 13 janvier (avant l’annonce de la décision de S&P), elle n’est montée qu’à 3,10 % le 16 janvier. Sandrine Allonier, responsable des études statistiques de Meilleurtaux, estime qu’« il est très difficile de prévoir ce qui va se passer dans les prochains mois, même dans les prochaines semaines. Mais pour le moment, il semble que la remontée des taux aux particuliers sera graduelle et modérée ».
Avec une inconnue, cependant. Outre l’ampleur de la remontée de l’OAT (que certaines banques pourraient décider de ne pas répercuter totalement dans leurs barèmes), le courtier s’interroge sur les conséquences d’une dégradation de la note de la dette de la France par Moody’s, l’autre grande agence de notation financière. Selon Marc Touati, responsable de la recherche économique d’Assya Compagnie Financière, tout dépendra(it) de l’ampleur d’un éventuel geste de Moody’s. « Une baisse d’un cran ne changerait pas la donne, estime-t-il. Une dégradation plus importante en revanche, pourrait avoir des effets très nets et rapides… ». Mais selon l’économiste, le véritable enjeu est ailleurs. Dans un entretien à LaVieImmo.com, il estimait récemment qu’il n’y avait rien à craindre sur le front des taux jusqu’au résultat de l’élection présidentielle. « Si le candidat qui remporte le scrutin ne met pas rapidement en œuvre une politique de réduction des dépenses publiques et se contente d’augmenter les impôts, alors les agences ne tarderont pas à réagir. Et dans ce cas, il faudra payer la facture », avait-il indiqué. Selon lui, une dégradation après l’élection présidentielle pourrait, selon son ampleur et la réaction des banques, tirer les taux d’intérêts immobiliers vers les 5,50, voire 6 %.
Source: Lavieimmo.com